Les crimes silencieux

visuel_maltraitance

 

Marina, Bastien, Fiona… Quelques prénoms d’enfants martyres, dont la souffrance résonne longtemps dans nos têtes. Mais combien sont les enfants qui subissent le même sort et dont on ne parle pas ?

Impossible à savoir, car il n’existe aucune statistique nationale sur ces faits !

Certes de savoir qu’en France, une femme meurt tous les 3 jours à cause des violences subies par son conjoint ne suffit pas à endiguer cette vague.

Mais comment travailler sur la prévention des situations à risque, la détection des victimes et même aider les auteurs, si on ne connait pas l’ampleur du phénomène ?

Restent les faits divers qui s’accumulent jusqu’à la nausée…

 

Autre crime largement méconnu par la Justice : le viol.

Cette fois ci, quelques études permettent de cerner un peu mieux le problème : 62 000 femmes et 2 700 hommes seraient victimes d’un viol ou d’une tentative de viol chaque année.

Mais ces chiffres ne concernent que les majeurs. Et les personnes ayant un domicile fixe…

Et même parmi ces personnes, seule 1 victime sur 5 s’est déplacée à la gendarmerie ou au commissariat, et parmi celles qui ont fait cette démarche, 1 personne sur 10 est repartie sans déposer plainte ou rédiger de main-courante !

Cela signifie donc que 4 victimes sur 5 de faits de viol sont restées seules avec leur traumatisme et que les auteurs de ces faits demeurent impunis et potentiellement dangereux.

Pourtant, le retour d’expérience des victimes ayant engagé des poursuites a été plutôt positif.

Il faut dire que les services de police et de gendarmerie se sont spécialisés depuis plusieurs années pour accueillir ces victimes (choix du personnel qui va recevoir la plainte, enregistrement vidéo pour éviter la répétition des auditions, spécialisation de brigades, confidentialité des locaux…)

Face à ces progrès, des obstacles demeurent tenant pour l’essentiel à la relative complexité des procédures (il faut d’abord passer par le commissariat pour déposer plainte, avant d’être orienté vers un service médico-judiciaire afin de faire les constatations médicales utiles), la culpabilité ressentie par les victimes, la peur de la réaction de l’entourage…

 

Le travail d’information et d’accès à la justice doit donc se poursuivre et définitivement, la honte doit changer de camp.

 

Allo Enfance en Danger 119

Numéro vert 0800-05-95-95, et en soirée 3919

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/02/08/le-viol-reste-un-tabou-pour-de-nombreuses-victimes_5076257_3224.html#0GSjaKOxHXkv8V2o.99

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s